Plus de 15 millions de Français sont grands-parents, et beaucoup d’entre eux jouent un rôle concret dans la vie quotidienne de leurs petits-enfants. Selon le Baromètre Grand-Mercredi 2025, 54,6 % des grands-parents gardent souvent leurs petits-enfants pendant les vacances scolaires. Mais entre leurs propres engagements et les besoins croissants des parents actifs, la garde professionnelle devient un relais indispensable, que les familles apprennent à coordonner avec bienveillance.
Un duo qui fonctionne : grands-parents et professionnels de la petite enfance
Le schéma s’est progressivement installé dans de nombreuses familles : les grands-parents prennent le relais le mercredi, les petites vacances ou en cas d’imprévu, tandis qu’une assistante maternelle ou une garde à domicile assure l’accueil les jours ouvrables. Ce partage des rôles repose sur la confiance, de part et d’autre. Recourir à un service garde d’enfant professionnel ne remplace pas les grands-parents : cela leur permet, au contraire, d’être pleinement disponibles lors de leurs moments avec les petits.
Cette complémentarité est d’autant plus précieuse que le marché de la garde traverse une période tendue. La France a perdu plus de 53 000 assistantes maternelles agréées en trois ans (331 600 fin 2021, contre 278 280 fin 2024, selon la Drees). Une pénurie qui pousse les familles à diversifier leurs solutions et à valoriser davantage les professionnels qu’elles trouvent.
Des coûts en hausse, des aides qui évoluent
En 2026, une garde à domicile coûte en moyenne 10,92 € net par heure, et une assistante maternelle 4,22 € net par heure et par enfant, selon le baromètre Yoopies basé sur les données Urssaf. Ces tarifs augmentent deux à quatre fois plus vite que l’inflation générale. Pour aider les familles à absorber ces hausses, une réforme du Complément de Libre Choix du Mode de Garde (CMG) est entrée en vigueur en septembre 2025. Elle supprime les tranches de revenus au profit d’un calcul continu, intègre le nombre d’heures réelles d’accueil et étend le bénéfice du dispositif aux familles monoparentales jusqu’aux 12 ans de l’enfant.
Pour les grands-parents qui accompagnent leurs enfants adultes dans ces démarches, comprendre ce cadre aide à mieux orienter et soutenir la famille. Le baromètre 2025 rappelle d’ailleurs que 50,9 % des grands-parents estiment que leurs dépenses ont augmenté du fait de leur rôle familial.
Reconnaître le travail de ceux qui gardent nos petits-enfants
Dans un contexte où les professionnels de la petite enfance sont moins nombreux et plus sollicités, exprimer sa gratitude prend tout son sens. Une lettre sincère adressée à la nounou, à l’initiative des parents ou des grands-parents, peut marquer une fin d’année, un départ ou simplement une étape importante. C’est un geste simple, mais qui compte, pour une personne qui a partagé le quotidien de l’enfant.

